Aperçus biographiques :  (1883-1954), Romancier, moraliste, essayiste, de famille bourgeoise. Etudie la Médecine tout en écrivant des poèmes (1er recueil de poèmes : le Cahier de Phane). Il voyagea en France, Belgique, Suisse, Allemagne. Entre 1914 et 1918 il exerça sa profession de médecin. Après la guerre, il continue à voyager : En 1920 il se rendit en Norvège. Ce voyage lui donne la matière de son premier livre: Jérôme 60 latitude nord (1927), prix Goncourt. Ce roman est une satire amusante des mœurs norvégiennes. Ce coup d’essai n’était qu’un départ. D’autres romans suivirent : Molinoff, Indre-et-Loire (1928), qui suscita la réaction courroucée des milieux d’Action française ; Fascisme An VII (1929) et Philippine (1930), deux livres consacrés au fascisme italien, et que Mussolini et les siens prirent très mal. Chacun de ces ouvrages avait été précédé d’un long voyage dans le pays choisi. Il en fut de même pour le Laurier d’Apollon (1936), ramené de Grèce, et Monsieur Hitler (1937), que les Allemands s’empressèrent de mettre au pilon en 1940.

Notes sur le livre : Zulfu paru 1932. Synopsis écrit par Claude Herztfeld chercheur associé à l’Université d’Angers : « En Zulfu, le lecteur de Bedel trouvera une héroïne qui, paradoxalement, parvient à trouver en France le moyen d’échapper à la vague de changements qui submerge l’ancien régime ottoman ! Belle occasion, pour Bedel, de brocarder les effets pervers de ce Progrès que l’Homme, en sa grande mégalomanie, ne parvient pas à maîtriser … C’est le porte-parole de l’auteur, Hubert, qui condamne ce qui est à l’origine de la destruction de l’environnement. Selon Amédée (alias Ahmed), le narrateur, « la science et la philosophie [sont] la véritable parure de la femme ». Aussi déplore-t-il que Zulfu, la fille de son maître, cache ses cheveux « sous une sorte de turban de soie noire » qui lui donne « l’aspect d’une femme des temps passés », mais il doit bien reconnaître que, « ainsi parée, Mlle Zulfu (est) bien jolie ». En cela, Amédée et Hubert sont bien d’accord… »