Aperçus biographiques : (1900-1983), né à Nîmes dans une famille modeste et cultivée. Il passe son enfance autour de deux villes, Alès (ville minière et prolétaire) et Le Vigan (chez sa grand-mère protestante au cœur d’un monde paysan). Il se prend de passion pour la poésie et  la boxe. La guerre l’a épargné car sa classe  n’a pas été appelée, il est pacifiste. En 1918, Chamson part à Paris pour préparer l’Ecole des Chartes. Rencontres avec Roger Vitrac, Jean Prévost, puis, Pierre Bost, Armand Salacrou, Jean Dubuffet et Georges Limbour. Il crée avec des amis un petit mouvement « Les Vorticistes » (Henri Petit, Louis Guilloux, Jean Grenier, Jean Claparède, Georges Duveau et Jacques Kayser, le neveu du capitaine Dreyfus). Coup de foudre pour Lucie Mazauric, mariage en 1924. Premières publications dans les années vingt et premières implications politiques. Il est au cœur de réseaux littéraires et politiques (chef-adjoint dans un ministère sous Daladier). Il est nommé Conservateur –adjoint au Palais de Versailles. Témoin inquiet des événements politiques des années 30, il décide d’écrire pour lutter contre la « montée des périls ». Création de la revue « Vendredi ». Il participe à des mouvements et des marches antifascistes. Pendant l’occupation, il entre dans la résistance. Il organise des réseaux pour sauver les œuvres du Louvres. Après la guerre, il s’occupe des expositions du Petit-Palais, et choisit de mettre la littérature avant la politique, dans ses écrits comme dans sa vie. En 1956, il est élu à l’Académie française. André Malraux le nomme en 1959 directeur des Archives Nationales, poste qu’il occupera jusqu’en 1971. Ses livres parleront de son pays d’enfance et il rédigera ses souvenirs de guerre.

Notes sur le livre : Histoire de Jean Manuel, jeune homme promit à un bel avenir et qui initie le narrateur à la vie, avant 1914. De retour de guerre en 1918, cet ami bienveillant est brisé, alcoolique. Après s’être désintoxiqué, il connaîtra quelques mois de rémission jusqu’à la déclaration de guerre en 1939. Vaincu par l’Histoire, il retournera à ses vices. « Nous sommes tous concernés par cette terrible histoire, car Jean-Manuel c’est «l’anti-destin au départ d’un même destin, le misérable qui aurait pu être un homme heureux, l’être perdu en tout point semblable à celui qui a su ne pas se perdre »

Poids 188 g
Dimensions 3 × 12 × 18 cm