Ramon del VALLE-INCLAN, Jardin ombreux, nouvelles traduites par Bernrd Sesé, nrf, collection du monde entier, Gallimard,1968, 164 pages.

Quatrième de couverture : Les récits rassemblés sous ce titre mélancolique et langoureux s’inspirent des légendes et des faits divers de la Galice féodale, à l’âme empreinte de superstitions et de nostalgie, qui marqua si profondément l’enfance de Valle-Inclán. Dans un décor de paysages ou de petites villes qu’il se plaît à peindre avec délicatesse, l’écrivain y fait revivre les personnages pittoresques ou effrayants de cette province sauvage. La langue, savamment ordonnée, se plie avec harmonie et humour à une inspiration tour à tour sensuelle ou cruelle, tendre,
ou narquoise. De même que ses premières œuvres, Femeninas (1894) et Corte de amor (1903), Jardin ombreux (1903-1905) se ressent fortement de l’influence du modernisme. Tous les aspects de l’art de Valle-lnclán apparaissent dans ce livre de sa jeunesse : son lyrisme éperdu, sa sensualité ardente et morbide, l’ironique compassion que provoquent en lui les êtres, l’attrait qu’il a pour le mystère et pour la mort, son goût des gestes et des attitudes dramatiques et de toute cette pantomime burlesque et pitoyable de ses personnages qu’il mettra en scène, plus tard, dans son théâtre.

Poids 180 g
Dimensions 18 × 11 × 2 cm