Marie REDONNET, Silsie, conte, nrf Gallimard, 1990, 150 p.

Quatrième de couverture : « J’ai été à l’agence de voyages chercher mon billet de train. Sur la porte de l’agence de voyages, c’est écrit : mer et terre, toutes destinations. C’est dans cette agence que Silsie et moi on devait acheter nos billets de bateau avec nos économies. Mon billet pour Dolms est gratuit parce que c’est ma première affectation.Il y a deux jours de voyage. Sian, c’est l’extrême ouest, une avancée du continent en direction du nouveau continent. De la géographie, j’ai toujours retenu les points cardinaux. Je vais aller de l’extrême ouest à l’est pour la première fois. C’est un est oblique.Je change de train à Texe. Texe est juste au centre. À l’agence de voyages, on m’a remis une carte ferroviaire. Texe est le seul nœud ferroviaire de toute la carte. J’y passerai la nuit. La correspondance pour Dolms ne part que le lendemain matin. Ce sera ma première nuit hors de Sian. Mon billet de train est un aller seulement. C’est un billet rouge avec écrit dessus : Sian-Dolms par Texe.»Silsie est l’histoire d’un adieu : à l’autre Silsie, la doublure morte et maudite. C’est l’histoire d’un passage : entre deux mondes, deux temps, deux civilisations. C’est l’histoire d’un pari : qu’il est possible à Silsie d’en finir avec la malédiction, et de se sauver. »